Les Jeunes pour la Paix de Paris et Charenton en route vers le grand rassemblement de Global Friendship : une commémoration pour rappeler les conflits du XXè siècle

En route pour la prochaine rencontre internationale qui se tiendra du 19 au 21 juillet 2019 à Auschwitz-Cracovie sur le thème "A Global Friendship to live together in peace", les jeunes pour la paix de Paris et Charenton, en lien avec tous les jeunes pour la paix d'Europe, se sont retrouvés samedi 30 mars et ont fait halte dans l'ancien camp d'internement de Drancy, au nord-est de Paris, pour une après-midi de préparation et de commémoration.

Le camp de Drancy, dans lequel beaucoup de jeunes se rendaient pour la première fois, a été la plaque tournante de la politique de déportation antisémite en France d’août 1941 à août 1944 : sur 76 000 hommes, femmes et enfants juifs déportés de France, 67 000 le furent à partir de Drancy. Moins de 2 000 des déportés de Drancy sont revenus, soit à peine 3 %.

Faisant le tour de la Cité de la Muette, de nombreux jeunes ont été choqués de constater que ce lieu qui a vu la souffrance extrême de dizaine de milliers de personnes, privées de liberté, de dignité avant d’être privées de la vie dans des conditions atroces, comme l’a rappelé Vincent Picard, est aujourd’hui le lieu de vie quotidien de centaines de familles, l’ancien camp ayant été reconverti en logements HLM.

« Ceci est symbolique de la force de l’oubli et de l’indifférence aux souffrances du passé qui est très liée à l’indifférence aux souffrances d’aujourd’hui », a expliqué Valérie Régnier. Elle a poursuivi en disant : « Il y a un lien entre les souffrances du passé et celles d’aujourd’hui. Dans le livre Tout peut changer, Andrea Riccardi explique que la mémoire ne doit pas disparaître avec les survivants car celui qui oublie les erreurs du passé est condamné à les reproduire. Faire mémoire de la Shoah, c’est être des gens responsables dans le temps présent, qui ne se résignent pas à la souffrance d’aujourd’hui, qui ne se résignent pas à l’indifférence. »

Se rendant ensuite devant le monument et le wagon-témoin érigés au cœur de l’ancien camp, les jeunes ont lu un appel pour la paix et déposé des fleurs, renouvelant ainsi l’engagement qu’ils ont pris cet été à Rome, lorsqu’ils ont visité les Fosses Ardéatines, de « résister à la logique des nombreux murs qui divisent les personnes et les peuples, et de construire chaque jour une humanité ouverte aux autres et respectueuse de tous ». Avant de conclure : « Nous ressentons la responsabilité d’être plus audacieux, de vaincre la haine et de nous rebeller contre l’injustice et la pauvreté. Nous nous engageons à travailler pour une Europe où tous puissent vivre ensemble, à contrer toute violence et à choisir la voie de la rencontre et de l’amitié. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Unis-toi à la prochaine rencontre internationale Global friendship, à Cracovie du 19 au 21 juillet.

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